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Le bluff

Introduction

Le bluff consiste à faire croire au joueur qu’on a un jeu différent de celui qu’on a réellement. Il existe différents types de bluff :

- Le bluff positif : faire croire qu’on a un meilleur jeu qu’on n’en a réellement, pour inciter les adversaires à se coucher et pouvoir récupérer le pot. Pour cela, on pourra miser de fortes sommes ou surenchérir.

- Le bluff négatif : ne pas se démarquer quand on a un très bon jeu pour ne pas se trahir et éviter que ses adversaires ne se couchent. Ainsi, le pot continue à gonfler, ce qui est avantageux pour le bluffer.

N.B : On parle généralement de bluff dans le premier cas.

Dans le cas d’un bluff positif, il existe deux types de bluffs :

Le semi-bluff

Si par exemple vous avez en main un 4 et un 10, et que le flop dévoile un 6, 7 et 8, il vous suffit qu’un 5 ou un 9 sorte parmi les deux coups suivants pour obtenir une quinte (4 5 6 7 8 ou 6 7 8 9 10). En bluffant, vous pouvez faire penser à votre adversaire que vous avez déjà la quinte (vous pourriez très bien avoir un 4 et un 5 et avoir déjà une quinte).

Le bluff pur

Le bluff pur consiste à faire croire qu’on a un bon jeu même avec un jeu nul. C’est une stratégie risquée pour plusieurs raisons :

- Il faut être cohérent dans son bluff. Surenchérir d’un rapport de 4 à un tour puis checker sera interprété comme la volonté de faire « se coucher » ses adversaires (le surenchérissement) et le check la volonté de ne pas se ruiner.

- Il faut connaître la propension de ses adversaires à se coucher. Si un autre joueur a un jeu génial et imparable, il pensera soit que vous avez un bon jeu (mais moins bon que le sien), soit que vous bluffez et suivre. Et même si personne n’a de jeu transcendant, des curieux ou des riches peuvent « payer pour voir » en suivant pour vous griller. Bluffer si vous avez 100 quand l’autre à 2000 est très risqué. Dans le cas inverse, celui qui a 2 000 pourra bluffer car même si la tentative de bluff est suspectée, les autres ne voudront pas prendre de risque.

- Il faut être crédible. Un joueur réputé pour être calculateur sera beaucoup plus crédible lors d’un éventuel bluff qu’un joueur plus aléatoire. Surtout si le bluff rate et que le joueur préfère renoncer à dévoiler ses cartes.

Conclusion

Pour conclure, le bluff est une stratégie variée. Vous pouvez bluffer en positif ou en négatif. Faire croire que vous ne bluffez pas alors que vous bluffez (la base même du bluff). Ou faire croire que vous bluffez alors que vous ne bluffez pas (pour être suivi). Le bluff n’en demeure pas moins une stratégie risquée. Comme toute stratégie, évaluez les risques et les avantages. Vaut-il le risque de perdre sa crédibilité pour voler des blindes ? Comment réagissent les autres ? Bluffer positivement est risqué, sous jouer (bluff négatif) offre la possibilité d’être suivi mais peut limiter le montant du pot si personne ne surenchérit. Comment est perçue votre crédibilité ? Tous ces facteurs, tout comme les indices – transpiration, clignement des yeux – doivent être pris en compte pour savoir quand bluffer.

Enfin, c’est comme tout, le riche aura plus de perspectives de bluff que le pauvre, car un échec de bluffe lui portera moins conséquence. Pensez aussi à ce facteur avant de bluffer.

En clair, le bluff n’est pas une science exacte et demandera une longue expérience pour tenter de plus ou moins maitriser cela. On peut estimer que si au moins 50% de vos bluffs réussissent sur un grand nombre de bluff, vous êtes un bon bluffeur.

Strategies Poker vous souhaite une bonne visite sur son site.

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